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Électricité verte en Belgique : vraiment verte ?

En 2024, les fournisseurs actifs en Wallonie ont déclaré un mix de fourniture composé à 49,38 % d’énergies renouvelables, sur un volume total de 19 949 085 MWh. La même année, le mix résiduel belge — ce qui reste dans le pot commun une fois que toutes les garanties d’origine ont été revendiquées par quelqu’un — pesait 18,07 % de renouvelable, contre 27,85 % de fossile et 54,08 % de nucléaire.

Les deux chiffres sont exacts. Les deux sont officiels. Les deux sont publiés par la CWaPE. Et l’écart entre les deux n’est ni une erreur de calcul ni une fraude : c’est le système qui fonctionne exactement comme il a été conçu.

Comprendre pourquoi, c’est comprendre ce qu’on achète réellement quand on souscrit une offre « 100 % verte » en Belgique. La réponse tient en une phrase : on achète un titre administratif, appelé garantie d’origine, qui prouve qu’un mégawattheure renouvelable a été produit quelque part dans l’Espace économique européen et que personne d’autre ne le revendique. C’est un mécanisme légal, utile et vérifiable. Ce n’est simplement pas une description de ce qui entre chez vous — et la nuance cesse d’être théorique le 27 septembre 2026, date à laquelle la directive européenne 2024/825 rend illicites les allégations environnementales génériques non prouvées.

Cet article ne réexplique pas la structure d’une facture d’électricité, décodée ligne par ligne dans « Lire sa facture d’électricité ligne par ligne » — mais il prend le relais exactement là où cette facture affiche le « mix énergétique du produit » sans dire ce qui le garantit. Il ne redéfinit pas ce qu’est une communauté d’énergie ni la frontière entre CER et CEC, posée dans « Communautés d’énergie en Belgique : CER, CEC, CEL », ni la mécanique de l’autoconsommation, développée dans « Autoconsommation collective en Belgique », ni le test de disponibilité régionale du partage, mené dans « Baisser sa facture sans changer de fournisseur ». Il répond à une question que ces articles ne posent pas : quelle preuve existe-t-il derrière le mot « vert », qui la produit, qui la contrôle, et que vaut-elle.

Deux circuits aboutissent à la même facture d'électricité en Belgique. Le circuit du certificat part d'un barrage norvégien ou d'un parc français, émet une garantie d'origine pour chaque mégawattheure, la fait circuler sur le hub AIB qui relie une trentaine de territoires européens à environ 1,25 euro le mégawattheure, la revend jusqu'à 12 mois plus tard puis l'annule en Belgique, ce qui inscrit 100 pour cent vert sur la facture. Le circuit de l'électron livre pendant ce temps le mix résiduel belge réel, soit 18,07 pour cent de renouvelable en 2024 et 171 grammes de CO2 par kilowattheure en 2025. Le partage d'énergie, en bas du schéma, est le seul cas où les deux circuits coïncident : même quart d'heure, même réseau local, données de comptage du gestionnaire de réseau.

Ce qu’une garantie d’origine prouve — et ce qu’elle ne prouve pas

Le point de départ est un constat physique que personne ne conteste : une fois sur le réseau, les électrons ne portent pas d’étiquette. Le courant issu d’une éolienne et celui issu d’une centrale au gaz sont rigoureusement indiscernables, et le réseau belge est une plaque unique où tout se mélange. Il fallait donc inventer une comptabilité parallèle pour permettre à un consommateur de soutenir le renouvelable. Cette comptabilité, c’est la garantie d’origine.

Le mécanisme, en quatre temps

Émission. Chaque fois qu’une installation renouvelable produit un mégawattheure, l’autorité compétente lui délivre un certificat électronique. En Belgique, il y a quatre émetteurs, ce qui est déjà une singularité : le SPW Énergie pour la Wallonie, le VREG pour la Flandre, Brugel pour Bruxelles, et la CREG pour les parcs éoliens offshore fédéraux. Le certificat porte la filière, la date de production et le site.

Circulation. Le certificat peut être vendu séparément de l’électricité. C’est le point décisif, et le SPW Énergie l’écrit sans détour : les garanties d’origine « peuvent être vendues par le producteur indépendamment de l’électricité ou du gaz produits ». Un producteur norvégien peut donc vendre son courant à un industriel norvégien et son certificat à un fournisseur belge. Les certificats s’échangent via le hub de l’Association of Issuing Bodies, qui relie une trentaine de territoires européens sous la norme EECS et la norme européenne CEN EN 16325.

Annulation. Pour vendre un kilowattheure comme vert, le fournisseur doit « annuler » — retirer définitivement du registre — une quantité équivalente de certificats. Brugel résume la règle : « les fournisseurs doivent acheter des garanties d’origine en quantité équivalente à l’électricité verte qu’ils vendent ». L’annulation est ce qui empêche le double comptage.

Contrôle. En Wallonie, la CWaPE reçoit chaque mois deux flux : les fournisseurs déclarent, code EAN par code EAN, le pourcentage vert de chaque client, et les gestionnaires de réseau déclarent les consommations réelles. La CWaPE en déduit le volume de certificats que chaque fournisseur doit justifier. Le contrôle est donc réel, et il porte sur les quantités.

Les trois choses que le certificat ne dit pas

C’est ici que le malentendu commence, parce que le contrôle porte sur les quantités et jamais sur la coïncidence entre la production certifiée et votre consommation.

Ce qu’une garantie d’origine garantit Ce qu’elle ne garantit pas
Qu’un MWh renouvelable a bien été produit Qu’il a été produit au moment où vous consommez
Qu’il a été produit dans l’EEE, sur un site identifié Qu’il a été produit près de chez vous, ni même en Belgique
Que personne d’autre ne le revendique Que l’électron correspondant vous a été livré
Que le volume vendu est couvert, MWh pour MWh Qu’une installation nouvelle a été financée grâce à vous
Que la filière et la date sont tracées Que votre fournisseur produit ou achète du renouvelable

Les deux paramètres qui font défaut sont le temps et le lieu. Une garantie d’origine est valable douze mois : un certificat émis en février peut couvrir une consommation de novembre. Et l’Union impose à chaque État membre de reconnaître les certificats émis ailleurs dans l’Union, ainsi qu’en Islande et en Norvège en application de l’accord sur l’Espace économique européen. Un barrage norvégien construit en 1974 peut donc verdir un radiateur liégeois de 2026.

Ces deux propriétés ne sont pas des défauts d’implémentation. Elles sont délibérées : c’est ce qui rend le marché liquide et le dispositif praticable à l’échelle européenne. Mais elles ont un prix, et ce prix se lit dans l’arithmétique nationale.

L’arithmétique qui trahit le système : le mix résiduel

Le mix résiduel est le concept que le grand public ne connaît pas et qui explique tout. Sa définition est simple : c’est la composition de l’électricité qui n’est explicitement revendiquée par personne, une fois que tous les détenteurs de garanties d’origine ont retiré la leur du pot commun.

C’est le mix qu’on attribue, par construction, à tout client qui n’a pas d’offre verte. Et il est bien plus sale que le mix de production du pays, précisément parce que les attributs verts en ont été soustraits.

Les chiffres belges

Indicateur, 2024 Renouvelable Fossile Nucléaire
Mix de fourniture déclaré en Wallonie 49,38 % 17,21 % 33,41 %
Mix résiduel belge 18,07 % 27,85 % 54,08 %

L’écart de plus de trente et un points ne mesure pas une tricherie. Il mesure le volume d’attributs verts achetés et revendiqués, dont une large part vient de l’étranger. Pour l’exercice 2025, l’AIB — l’organisme européen qui calcule ces mix résiduels, et dont les résultats définitifs ont été publiés le 26 mai 2026 — retient pour la Belgique une intensité carbone de 171,01 gCO₂/kWh. À l’échelle du continent, la part renouvelable moyenne des mix résiduels s’établit à 21 %, pour 435 gCO₂/kWh.

Le test de vraisemblance

Il existe une manière très simple de mesurer l’écart entre le discours et la physique : comparer ce qu’un fournisseur vend comme vert à ce que le pays produit comme renouvelable.

En 2023, Engie a fourni 28,5 TWh d’électricité en Belgique. La production renouvelable belge totale, la même année, s’élevait à 21,5 TWh. Un seul fournisseur écoule donc davantage d’électricité que le pays entier n’en produit de renouvelable — toutes filières, tous producteurs, tous clients confondus. Aucune offre verte à grande échelle ne peut donc être adossée à de la production nationale : l’importation de certificats n’est pas un accident, c’est une nécessité arithmétique.

Les chiffres par fournisseur, relevés par La Libre en février 2025, le confirment :

Fournisseur Part de garanties d’origine belges Évolution
Engie 34 % en 2024 part étrangère passée de 37 % en 2023 à 66 % en 2024
Luminus 62 % en 2024 en hausse, contre 54 % en 2023
TotalEnergies 81 % en résidentiel, 13 % en professionnel écart considérable entre segments
Eneco 86 % adossé à des participations en mer du Nord

Deux lectures s’imposent. D’abord, la moitié des garanties d’origine utilisées par les fournisseurs belges venaient de l’étranger en 2023, et la tendance chez le premier acteur du marché est à l’aggravation rapide. Ensuite, l’écart de TotalEnergies entre 81 % en résidentiel et 13 % en professionnel montre que le taux de « belgitude » d’une offre est un paramètre commercial, ajusté segment par segment — pas une contrainte physique.

Trois découplages : le temps, le lieu, l’argent

Le temps — ce que révèle l’appariement horaire

C’est la faille la mieux documentée scientifiquement, et la plus contre-intuitive.

Une étude publiée dans Nature Communications le 20 octobre 2025 par Hanna F. Scholta et Maximilian J. Blaschke a repris les données du marché européen des certificats et de l’électricité sur vingt-quatre pays du hub AIB, puis a recalculé les revendications vertes en resserrant progressivement la maille temporelle : trimestre, mois, semaine, jour, heure.

Le résultat est net. En appariement annuel — la règle actuelle — la couverture est par construction de 100 %. En appariement horaire, elle tombe à 95,7 % en 2021, contre 99,8 % en 2016. Autrement dit, la qualité réelle des revendications vertes se dégrade à mesure que le solaire et l’éolien progressent, parce que leur production est de plus en plus concentrée sur des créneaux où la demande ne l’est pas.

Le chiffre le plus parlant est horaire. À la cinquième heure de la journée, en 2021, 66,8 % des intervalles ne sont couverts par aucune production renouvelable réelle, pour un déficit volumétrique de 11,4 %. À cinq heures du matin, l’électricité « verte » facturée à deux ménages sur trois en Europe n’existait tout simplement pas au moment où elle était consommée.

Les auteurs recommandent une transition en deux temps : passer à court terme à un appariement trimestriel ou mensuel, que les registres actuels savent déjà faire, puis à l’appariement horaire. Ils concluent que « à long terme, l’appariement horaire nous paraît essentiel pour obtenir des revendications temporellement transparentes et fiables ».

Retenez l’unité de mesure, elle va revenir : le débat scientifique international sur la crédibilité des revendications vertes porte sur le passage de l’année à l’heure. Le partage d’énergie belge, lui, travaille déjà au quart d’heure.

Le lieu — d’où viennent réellement les certificats

Pour Bruxelles, dernier exercice détaillé disponible, la répartition géographique des garanties d’origine annulées en 2023 était la suivante : France 25,58 %, entité fédérale belge et parcs éoliens de la mer du Nord 19,13 %, Flandre 15,38 %, Norvège 12,05 %. L’Europe du Nord — Norvège, Danemark, Suède, Islande, Finlande — pèse environ 19 % à elle seule.

Une offre bruxelloise « verte » est donc, en moyenne, majoritairement adossée à de la production réalisée hors de Belgique. Ce n’est pas illégal, ce n’est pas caché, et Brugel le dit explicitement : les garanties d’origine utilisées « peuvent venir de leurs propres ou d’autres installations, situées en Région de Bruxelles-Capitale ou dans d’autres régions européennes ». Mais cela vide de sens l’idée intuitive que le lecteur se fait d’une électricité « locale ».

Le système a d’ailleurs déjà montré ses limites sur ce terrain. L’Islande a été temporairement exclue de l’exportation de certificats après que des producteurs eurent revendu à l’étranger des garanties correspondant à une électricité déjà présentée comme renouvelable sur le marché intérieur — un cas manuel de double comptage, corrigé depuis, mais qui rappelle que le dispositif repose sur la discipline de registres nationaux hétérogènes.

L’argent — pourquoi le certificat ne finance presque rien

Reste l’argument le plus souvent avancé pour défendre le système : même découplée, l’achat d’une garantie d’origine enverrait un signal-prix favorable au renouvelable. Les chiffres disent le contraire.

Début 2025, une garantie d’origine européenne se négociait autour de 1,25 €/MWh, contre environ 3,25 €/MWh pour une garantie belge. Sur une consommation résidentielle de 3 500 kWh par an, la garantie européenne représente donc environ 4,40 € sur l’année — moins de deux dixièmes de pour cent d’une facture annuelle. Le SPW Énergie précise même qu’« un nombre significatif de garanties d’origine s’échangent à des prix nuls ou non renseignés », noyées dans des contrats groupés.

Ces montants ne financent pas des parcs éoliens. Ils rémunèrent surtout un stock de barrages nordiques amortis depuis les années 1970, dont la production existerait de toute façon.

C’est exactement le raisonnement qui a conduit Greenpeace Belgique à modifier la méthodologie du classement des fournisseurs publié sur monelectriciteverte.be. Les garanties d’origine y figurent encore, mais ne donnent plus aucun point. La justification est frontale : « Des années après l’introduction du système, il est clair que les garanties d’origine ne contribuent guère à la transparence du marché de l’électricité et ne constituent pas un catalyseur pour les investissements dans les énergies renouvelables. »

Le classement repose désormais sur les investissements (45 %), l’électricité fournie au sens de la capacité propre et des achats directs (35 %) et les initiatives de chaleur verte (20 %). Conséquence structurelle : un pur négociant qui n’investit pas plafonne à 14/20, quel que soit le volume de certificats qu’il achète.

Les résultats du dernier classement sont sans ambiguïté :

Fournisseur Score Profil
Cociter (Wallonie) 20/20 coopérative citoyenne
Ecopower (Flandre) 20/20 coopérative citoyenne
Wase Wind (Flandre) 20/20 coopérative citoyenne
Luminus 7/20
Mega 5/20
TotalEnergies 4/20
Engie-Electrabel 3/20 premier fournisseur du pays

Le contraste entre un fournisseur noté 3/20 et une coopérative notée 20/20 ne porte pas sur la conformité — les deux respectent la loi et annulent leurs certificats. Il porte sur ce qui est réellement produit et investi, par opposition à ce qui est déclaré.

Ce qui change le 27 septembre 2026

Jusqu’ici, tout ce qui précède relève de la critique. À partir du 27 septembre 2026, une partie relève du droit.

La directive (UE) 2024/825, dite « Empowering Consumers for the Green Transition », devient applicable ce jour-là dans les vingt-sept États membres. Elle ne crée pas un régime autonome : elle modifie la directive sur les pratiques commerciales déloyales et la directive relative aux droits des consommateurs, qui se traduisent en droit belge par les Livres I et VI du Code de droit économique, notamment les articles VI.93 à VI.100 sur les pratiques trompeuses.

Trois interdictions concernent directement le marché de l’électricité.

Les allégations environnementales génériques sans preuve. Les mentions « vert », « écologique », « respectueux de l’environnement », « climatiquement neutre » employées seules, sans démonstration d’une performance environnementale reconnue, deviennent des pratiques commerciales interdites. Une offre nommée « 100 % verte » devra pouvoir expliciter ce qui la rend telle.

Les labels de durabilité auto-certifiés. Un label de durabilité qui ne repose pas sur un système de certification public ou approuvé — typiquement, le label maison créé par le vendeur lui-même — devient interdit. Les garanties d’origine, elles, reposent bien sur un cadre public : le point n’est pas leur validité, mais le fait qu’elles ne peuvent plus servir de caution à n’importe quelle formulation.

La neutralité climatique fondée sur la compensation. Une allégation de neutralité qui repose sur l’achat de crédits compensatoires plutôt que sur une réduction propre devient interdite.

Un mot sur l’état de la transposition belge, parce qu’il compte pour le lecteur. La Belgique devait transposer le texte pour le 27 mars 2026 et fait l’objet, avec dix-neuf autres États membres, d’une procédure d’infraction ouverte par la Commission pour non-communication de la transposition complète. Cela ne repousse pas l’échéance d’application, et cela ne prive pas le consommateur de recours : le SPF Économie publie déjà des lignes directrices sur les allégations environnementales qui interprètent ces articles VI.93 à VI.100 et visent nommément l’écoblanchiment, défini comme une allégation « fausse, présentée de manière trompeuse ou qui ne peut pas être vérifiée ».

Pratiquement, cela signifie que la question posée par cet article — sur quoi repose votre mention « vert » ? — cesse d’être une question de curiosité pour devenir une question à laquelle un vendeur doit être en mesure de répondre.

Vérifier votre propre électricité, région par région

Assez de théorie. Voici comment contrôler votre propre fourniture, avec les outils officiels. Le niveau de détail varie fortement d’une région à l’autre, et la Flandre est de loin la mieux servie.

Flandre — la Groencheck du VREG

C’est l’outil le plus précis du pays, et le seul qui descende au point de raccordement individuel : vous y entrez votre code EAN d’électricité, et il vous dit à quel point votre électricité a réellement été verte.

Le point important est le verbe. La Groencheck permet de contrôler si votre fournisseur a effectivement déposé des garanties d’origine pour votre compteur. Ce n’est pas une brochure, c’est une vérification. La règle flamande est explicite : si vous avez souscrit un contrat d’électricité verte, votre fournisseur doit déposer chaque mois auprès du VREG les garanties correspondantes — une par tranche de 1 000 kWh verts consommés — et prouver ainsi que l’électricité qu’il vous a livrée provient bien de sources renouvelables : eau, soleil, vent, biogaz, biomasse.

Bruxelles — le Greencheck de Brugel

Brugel met à disposition un outil équivalent dans son principe : « chaque consommateur bruxellois peut vérifier le pourcentage vert de sa fourniture ». Le régulateur publie par ailleurs la ventilation annuelle des garanties annulées par filière et par pays d’origine, ce qui permet de replacer sa propre offre dans le contexte régional.

Wallonie — le fuel mix de la CWaPE

La Wallonie ne propose pas de vue individualisée par compteur. En revanche, la CWaPE publie le fuel mix par fournisseur ainsi que le mix résiduel belge, ce qui permet de comparer l’affichage de son fournisseur à la moyenne du marché — et de mesurer l’écart avec le mix résiduel.

Les cinq questions à poser à votre fournisseur

Quel que soit l’outil régional, la vérification décisive tient dans cinq questions. La colonne de droite indique la réponse qui doit vous alerter.

Question Réponse qui doit alerter
Quelle part de vos garanties d’origine est belge ? « Nous ne communiquons pas ce détail », ou une part étrangère majoritaire non assumée
De quels pays viennent les autres ? Une réponse vague du type « d’Europe »
Quelle est la filière — hydraulique, éolien, solaire, biomasse ? Une part hydraulique dominante sans localisation : signe probable de vieux barrages nordiques
Quelle capacité renouvelable avez-vous mise en service ces deux dernières années ? Aucune, ou un renvoi à des projets non datés
Achetez-vous directement à des producteurs, ou seulement des certificats ? « Nous achetons des garanties d’origine » sans achat direct : c’est la définition du négociant

La cinquième question est la plus discriminante, et c’est celle que la méthodologie de Greenpeace a placée au cœur de son classement. Un fournisseur qui produit ou achète directement engage un capital ; un fournisseur qui achète des certificats engage 1,25 € par mégawattheure.

Le partage d’énergie : le seul circuit court vérifiable en droit belge

Il existe en droit belge un mécanisme où la revendication verte n’est pas déclarative mais calculée. Ce n’est pas une offre commerciale, c’est un dispositif réglementaire : le partage d’énergie.

La définition contient déjà la réponse

Le décret wallon du 5 mai 2022 et l’arrêté du Gouvernement wallon du 17 mars 2023 — modifié par l’arrêté du 5 février 2026 — définissent le partage comme l’opération consistant à répartir entre les participants tout ou partie de l’énergie produite au sein d’un même bâtiment ou par la communauté d’énergie, injectée sur le réseau de distribution ou de transport local et consommée au cours d’un même quart d’heure.

Trois contraintes sont donc inscrites dans la définition elle-même :

  1. Une contrainte temporelle — le même quart d’heure. Pas la même année, pas le même mois : le même quart d’heure. Ce qui n’est pas consommé pendant ce créneau n’est pas partagé.
  2. Une contrainte géographique — le réseau local, ou le bâtiment. Pas l’Espace économique européen.
  3. Une contrainte de mesure — un compteur double flux télé-relevé au quart d’heure, ou un compteur communicant. Le régime de compensation annuelle, le fameux « compteur qui tourne à l’envers », est explicitement incompatible avec le partage, précisément parce qu’il ne sait pas dater les échanges.

Qui produit la preuve

C’est le second point décisif. Dans une offre verte classique, la preuve est produite par le vendeur et contrôlée a posteriori sur les quantités. Dans le partage, la répartition est calculée par le gestionnaire de réseau de distribution, qui applique la clé de répartition choisie par les participants, transmet les données de comptage et alloue les volumes. Le représentant du partage et le GRD signent une convention qui fixe les modalités de transmission des données, la date de début et la clé applicable.

Le participant ne reçoit donc pas une déclaration : il reçoit une répartition officielle, adossée à ses propres relevés, qu’il peut recouper avec son compteur.

La CWaPE va plus loin. Dans son avis sur le partage, le régulateur qualifie ces volumes d’énergie « garantie 100 % d’origine renouvelable (et locale) » — et s’appuie sur cette qualité pour contester l’obligation de restitution de quotas de certificats verts qui pèse encore sur eux, jugeant qu’« il paraît insensé d’imposer cette obligation » sur des volumes qui ne bénéficient plus de soutien. C’est le régulateur lui-même qui traite l’énergie partagée comme intrinsèquement locale et renouvelable, là où il ne le fait jamais pour une offre adossée à des certificats.

La comparaison, critère par critère

Critère Offre verte adossée à des garanties d’origine Partage d’énergie
Maille temporelle l’année ; certificat valable 12 mois le quart d’heure
Périmètre géographique l’Espace économique européen le bâtiment ou le réseau local
Source de la preuve déclaration du fournisseur, certificats achetés données de comptage réelles
Qui calcule le fournisseur, contrôlé sur les quantités le gestionnaire de réseau
Additionnalité environ 1,25 €/MWh, sans effet d’entraînement établi l’installation partagée existe et produit près de vous
Ce que vous pouvez vérifier vous-même le pourcentage affiché, via l’outil régional vos volumes partagés, quart d’heure par quart d’heure

L’ironie est réelle : le débat scientifique international réclame de passer de l’appariement annuel à l’appariement horaire pour crédibiliser les revendications vertes. Le partage d’énergie belge fonctionne déjà au quart d’heure, c’est-à-dire quatre fois plus finement que ce que la littérature considère comme l’objectif de long terme.

L’adoption suit, lentement mais réellement. L’observatoire de Brugel recensait à Bruxelles 1 009 participants pour 129 projets et 6,63 MWc partagés en octobre 2024, contre 397 participants au relevé précédent.

Ce que le partage ne résout pas

Un article qui dénoncerait le caractère déclaratif des garanties d’origine pour lui substituer une promesse tout aussi peu vérifiable ne vaudrait pas mieux. Voici donc, honnêtement, les limites.

Le partage prouve le temps et le lieu, pas le titre juridique. C’est la nuance la plus importante de cet article. La garantie d’origine reste attachée à l’unité de production, et elle peut être vendue séparément, y compris par un producteur qui partage ses kilowattheures. Rien n’interdit techniquement à un producteur de partager son énergie et de vendre les certificats correspondants. Vous auriez alors la proximité physique et la simultanéité — mais l’attribut vert, lui, aurait été vendu à quelqu’un d’autre.

La question à poser à votre communauté est donc simple, et elle mérite de figurer dans la convention de partage : que deviennent les garanties d’origine de l’unité de production partagée ? Trois réponses sont acceptables — elles sont annulées au bénéfice des participants, elles ne sont pas émises, ou leur produit revient à la communauté et le dit. Une quatrième ne l’est pas : « nous n’avons jamais regardé ».

Le partage ne couvre qu’une partie de votre consommation. Par construction, il ne joue que dans les quarts d’heure où il y a de la production locale. Le reste — l’énergie résiduelle — continue d’être facturé par votre fournisseur au tarif de votre contrat, avec son mix et ses garanties d’origine à lui. Le partage déplace la frontière, il ne la supprime pas.

Il suppose un compteur adapté. Sans compteur communicant ou double flux télé-relevé au quart d’heure, le partage est simplement impossible. C’est une condition d’entrée, et elle exclut encore une partie du parc belge.

Le cadre reste inégal selon la région. La disponibilité concrète des différentes formes de partage varie fortement d’une région à l’autre, et le partage de pair à pair entre deux particuliers reste inopérant en Wallonie faute d’arrêté d’exécution — sujet traité en détail dans « Baisser sa facture sans changer de fournisseur ».

Enfin, le partage a un coût. Les frais de réseau, les accises, l’OSP de restitution des quotas de certificats verts et la TVA restent dus sur les kilowattheures partagés. Le partage n’agit que sur la composante énergie, et la façon d’en fixer le prix est un sujet à part entière, développé dans « Prix de cession interne en communauté d’énergie ».

Ce qu’il faut retenir

  1. Une garantie d’origine prouve qu’un mégawattheure renouvelable a été produit, pas qu’il vous a été livré. Elle se vend indépendamment de l’électricité, reste valable douze mois et circule sur une trentaine de territoires européens. Ces trois propriétés sont délibérées, pas accidentelles.
  2. L’écart entre 49,38 % et 18,07 % est la mesure exacte du phénomène. Le premier chiffre est le mix de fourniture déclaré en Wallonie en 2024, le second le mix résiduel belge la même année. Les deux sont officiels ; leur différence est le volume d’attributs verts revendiqués, largement importés.
  3. Un seul fournisseur vend plus d’électricité que la Belgique ne produit de renouvelable. Engie a fourni 28,5 TWh en 2023 pour 21,5 TWh de production renouvelable nationale. L’importation de certificats n’est pas un choix commercial, c’est une nécessité arithmétique.
  4. La qualité temporelle des revendications vertes se dégrade. En appariement horaire, la couverture européenne est passée de 99,8 % en 2016 à 95,7 % en 2021, et à cinq heures du matin, 66,8 % des intervalles ne sont couverts par aucune production renouvelable réelle.
  5. Le signal-prix est trop faible pour financer quoi que ce soit. À 1,25 €/MWh pour une garantie européenne, l’achat pèse environ 4,40 € par an sur une consommation résidentielle. Greenpeace Belgique a cessé d’attribuer le moindre point aux garanties d’origine dans son classement des fournisseurs.
  6. Le 27 septembre 2026, la directive 2024/825 rend illicites les allégations vertes génériques non prouvées, les labels auto-certifiés et la neutralité par compensation. La Belgique est en retard de transposition, mais l’échéance d’application européenne ne bouge pas.
  7. Le partage d’énergie est le seul mécanisme belge où la revendication est calculée, pas déclarée — au quart d’heure, sur un périmètre borné, par le gestionnaire de réseau, à partir de données de comptage réelles. Il ne règle pourtant pas le sort de la garantie d’origine de l’unité partagée : posez la question, et faites-la inscrire dans la convention.

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FAQ

Une garantie d’origine prouve-t-elle que l’électricité que je consomme est renouvelable ?

Non, et ce n’est pas son objet. Une garantie d’origine prouve qu’un mégawattheure renouvelable a été produit quelque part dans l’Espace économique européen, à un moment donné, et que personne d’autre que vous ne le revendique. Elle ne prouve rien sur les électrons qui entrent chez vous, pour trois raisons cumulatives. Elle se vend indépendamment de l’électricité elle-même, comme l’écrit le SPW Énergie : le producteur peut vendre son courant à un acheteur et son certificat à un autre. Elle reste valable douze mois, ce qui autorise un certificat émis en février à verdir une consommation de novembre. Et elle circule sur une trentaine de territoires européens, ce qui autorise un barrage norvégien à verdir un radiateur liégeois. Le marquage vert de votre facture est donc un titre comptable valide, pas une description physique de votre alimentation.

Pourquoi le mix résiduel belge est-il si différent du mix affiché par mon fournisseur ?

Parce que ce sont deux mesures de choses différentes. Le mix affiché par votre fournisseur est un mix contractuel : il décrit les certificats qu’il a annulés pour couvrir vos kilowattheures. Le mix résiduel décrit ce qui reste dans le pot commun une fois que tous les certificats ont été retirés par ceux qui les ont achetés. En 2024, le mix de fourniture déclaré en Wallonie atteignait 49,38 % de renouvelable, tandis que le mix résiduel belge tombait à 18,07 %. L’écart mesure exactement le volume d’attributs verts importés et revendiqués. C’est pourquoi un client sans contrat vert se voit attribuer le mix résiduel, et non la moyenne nationale de production : les attributs verts du pays ont déjà été vendus, souvent à l’étranger.

Les garanties d’origine financent-elles la construction de nouvelles éoliennes ?

Très marginalement, et c’est le reproche central qui leur est fait. Une garantie d’origine européenne se négociait autour de 1,25 €/MWh début 2025, contre environ 3,25 €/MWh pour une garantie belge, et le SPW Énergie note qu’un nombre significatif d’entre elles s’échangent même à des prix nuls ou non renseignés. Rapportée au coût d’un parc éolien, cette recette est négligeable, d’autant que l’essentiel des certificats provient de barrages nordiques amortis depuis les années 1970. Greenpeace Belgique en a tiré la conséquence dans son classement des fournisseurs : les garanties d’origine ne donnent plus aucun point, au motif qu’elles ne contribuent guère à la transparence du marché et ne constituent pas un catalyseur pour les investissements dans les énergies renouvelables. Le soutien réel à la filière passe par les certificats verts et par les contrats d’achat directs, pas par les garanties d’origine.

Qu’est-ce qui change le 27 septembre 2026 pour les offres d’électricité verte ?

La directive européenne 2024/825 sur le renforcement du pouvoir des consommateurs dans la transition verte devient applicable dans les vingt-sept États membres. Elle interdit trois pratiques directement présentes sur le marché belge de l’énergie : les allégations environnementales génériques sans preuve d’une performance environnementale reconnue, autrement dit les mentions « vert », « écologique » ou « respectueux de l’environnement » employées seules ; les labels de durabilité qui ne reposent pas sur un système de certification public ou approuvé, ce qui vise les labels maison créés par les vendeurs eux-mêmes ; et les allégations de neutralité climatique fondées sur la compensation. La Belgique devait transposer le texte pour le 27 mars 2026 et fait l’objet d’une procédure d’infraction pour transposition non communiquée, mais le calendrier d’application européen ne bouge pas pour autant.

Comment vérifier concrètement d’où vient l’électricité verte que je paie ?

Chaque région dispose d’un outil, et ils ne donnent pas le même niveau de détail. En Flandre, la Groencheck du VREG est la plus précise du pays : elle descend au niveau de votre propre code EAN et vous dit si votre fournisseur a réellement déposé auprès du régulateur les garanties d’origine correspondant à votre consommation. À Bruxelles, le Greencheck de Brugel permet à chaque consommateur de vérifier le pourcentage vert de sa fourniture. En Wallonie, le fuel mix publié par la CWaPE donne le mix par fournisseur et le mix résiduel belge, mais pas de vue individualisée par compteur. Dans les trois régions, le classement publié sur monelectriciteverte.be complète utilement le tableau, puisqu’il note ce que le fournisseur produit et investit réellement, et non ce qu’il déclare.

En quoi le partage d’énergie est-il plus vérifiable qu’une offre verte classique ?

Parce que la preuve change de nature. Une offre verte classique repose sur une déclaration annuelle du fournisseur, couverte par des certificats achetés ailleurs et parfois beaucoup plus tard. Le partage d’énergie repose sur une répartition calculée par le gestionnaire de réseau, quart d’heure par quart d’heure, à partir des données de comptage réelles des participants, sur un périmètre de réseau borné. La règle est explicite dans le décret wallon : seule est partagée l’énergie produite, injectée sur le réseau local et consommée au cours d’un même quart d’heure. La CWaPE qualifie d’ailleurs ces volumes d’énergie « garantie 100 % d’origine renouvelable (et locale) ». Le participant peut recouper ses propres volumes partagés avec ses relevés de compteur, ce qu’aucun détenteur d’une offre verte ne peut faire avec des certificats norvégiens.

Sources

  • CWaPE — Fuel Mix — source primaire du mix de fourniture wallon 2024 à 49,38 % de renouvelable, 17,21 % de fossile et 33,41 % de nucléaire sur 19 949 085 MWh, du mix résiduel belge 2024 à 18,07 % de renouvelable, et de la procédure de contrôle mensuel par croisement des déclarations des fournisseurs par code EAN avec les consommations transmises par les gestionnaires de réseau.
  • SPW Énergie — Garanties d’origine de l’électricité et du gaz — vente des garanties d’origine indépendamment de l’électricité produite, catégories GO élec-SER, GO gaz-SER et GO CHP, cadre EECS et norme CEN EN 16325, échange via le hub de l’AIB, et constat qu’un nombre significatif de garanties s’échangent à des prix nuls ou non renseignés.
  • Association of Issuing Bodies — European Residual Mix 2025 — résultats définitifs publiés le 26 mai 2026 : intensité carbone du mix résiduel belge à 171,01 gCO₂/kWh, part renouvelable moyenne de 21 % dans les mix résiduels européens et moyenne de 435 gCO₂/kWh. Définition du mix résiduel comme la consommation non explicitement tracée par des garanties d’origine.
  • Brugel — Fourniture d’énergie verte — obligation pour les fournisseurs d’acheter des garanties d’origine en quantité équivalente à l’électricité verte vendue, possibilité que ces garanties proviennent d’installations situées dans d’autres régions européennes, outil Greencheck de vérification par le consommateur, et ventilation 2023 des garanties annulées : France 25,58 %, entité fédérale et mer du Nord 19,13 %, Flandre 15,38 %, Norvège 12,05 %.
  • VREG — Garanties van oorsprong : wat is het en hoe werkt het ? — nature de la garantie d’origine, obligation de dépôt mensuel à raison d’une garantie par tranche de 1 000 kWh verts consommés, et reconnaissance des garanties émises dans l’Espace économique européen.
  • VREG — Groencheck — outil de vérification par code EAN : permet à un client flamand de contrôler si son fournisseur a effectivement déposé chaque mois les garanties d’origine couvrant sa consommation, et pour quelles filières renouvelables.
  • Hanna F. Scholta et Maximilian J. Blaschke — Temporal matching as an accounting principle for green electricity claims, Nature Communications 16, 20 octobre 2025 — étude de référence sur 24 pays du hub AIB : couverture de la demande passant de 99,8 % en appariement horaire en 2016 à 95,7 % en 2021, pic de 66,8 % d’intervalles non couverts à la cinquième heure de la journée avec un déficit volumétrique de 11,4 %, et recommandation d’une transition en deux temps vers l’appariement mensuel puis horaire. DOI 10.1038/s41467-025-65125-z.
  • Greenpeace Belgique — Mon électricité verte, méthodologie du classement des fournisseurs — retrait de tout point attribué aux garanties d’origine et justification explicite ; pondération à 45 % pour les investissements, 35 % pour l’électricité fournie et 20 % pour les initiatives de chaleur verte ; plafond de 14/20 pour un fournisseur qui n’investit pas.
  • Greenpeace Belgique — Mon électricité verte, classement des fournisseurs — scores du dernier classement : Cociter, Ecopower et Wase Wind à 20/20, Luminus à 7/20, Mega à 5/20, TotalEnergies à 4/20 et Engie-Electrabel à 3/20.
  • La Libre — D’où vient réellement l’électricité verte de votre fournisseur ?, 12 février 2025 — part de garanties d’origine étrangères chez Engie passant de 37 % en 2023 à 66 % en 2024, part belge de 62 % chez Luminus, écart de 81 % en résidentiel contre 13 % en professionnel chez TotalEnergies, 86 % chez Eneco ; prix de 1,25 €/MWh pour une garantie européenne contre 3,25 €/MWh pour une garantie belge ; volume fourni par Engie de 28,5 TWh en 2023 pour 21,5 TWh de production renouvelable belge ; moitié des garanties utilisées venant de l’étranger en 2023 ; exclusion temporaire de l’Islande après un cas de double comptage.
  • EUR-Lex — Directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 en ce qui concerne le renforcement du rôle des consommateurs dans la transition verte — texte de référence : interdiction des allégations environnementales génériques non étayées, des labels de durabilité non fondés sur un système de certification, et des allégations de neutralité climatique reposant sur la compensation ; transposition due au 27 mars 2026 et application au 27 septembre 2026.
  • SPF Économie — Rédiger des allégations environnementales fiables — interprétation des articles VI.93 à VI.100 du Code de droit économique appliquée à l’écoblanchiment, définition d’une allégation trompeuse et critères d’une information « fiable, claire, pertinente, comparable et vérifiable », applicables indépendamment de l’état de transposition de la directive 2024/825. Mise à jour du 29 juillet 2024.
  • CWaPE — Partage d’énergie — définition du partage comme énergie injectée sur le réseau local et consommée au cours d’un même quart d’heure, rôle du gestionnaire de réseau dans l’application de la clé de répartition et la transmission des données de comptage, contenu de la convention avec le GRD, obligation du compteur double flux télé-relevé quart-horaire et incompatibilité de la compensation annuelle ; décret du 5 mai 2022 et arrêté du Gouvernement wallon du 17 mars 2023.
  • Renouvelle — Partage et communautés d’énergie en Wallonie : l’avis de la CWaPE, 18 mars 2025 — qualification par la CWaPE de l’énergie partagée comme « garantie 100 % d’origine renouvelable (et locale) » et contestation de l’obligation de restitution des quotas de certificats verts sur ces volumes.
  • Brugel — Nouveau set statistique sur le partage d’énergie à Bruxelles — observatoire du partage d’énergie en Région de Bruxelles-Capitale, annoncé le 14 octobre 2024 : nombre de projets, nombre de participants et capacité installée partagée. Source des 1 009 participants pour 129 projets et 6,63 MWc partagés.
  • OptimCE — code source de la plateforme — source de toutes les affirmations produit de cet article : suivi quart-horaire des volumes partagés, clés de répartition, traçabilité de la donnée du gestionnaire de réseau jusqu’à la facture.